29.02.2008

Scandale inadmissible sur la rétribution des correspondants aux municipales !

Collectif des correspondants locaux Ouest-France et Le Maine Libre

COMMUNIQUE DU 29/02/2008
Scandale inadmissible sur la rétribution des correspondants aux municipales !

Deux poids deux mesures amis correspondants du Ouest-France et du Maine-Libre ! Réagissons ! La direction du Maine-Libre vient d’annoncer le montant des rétributions de ses correspondants pour la collecte des résultats aux élections municipales qui s’élève à 30 euros (rétribution forfaitaire qui comprend la collecte, déclaration, écho, photo, alertes…). Au Ouest-France elle est de 16 points (rappelons que le point est attribué à 0,99 euros) quelque soit le nombre de commune. Faites le calcul ! Et quelle injustice ! Là on se fout littéralement des petites mains de la presse régionale !

Mais les correspondants du Maine-Libre ne sont pas tous logés à la même enseigne non plus : 30 euros bien sûr mais quelque soit le nombre de communes collectées.  Certains se sont vus attribués une commune d’autre deux voire trois. Tout cela pour le même au tarif !

 N’oublions pas que le SNJ a demandé une rétribution pour chaque commune collectée.

La direction des journaux s’intéresse-t-elle donc tant à ce blog pour diviser ainsi ses correspondants ?

D’autre part, les résultats collectés par les collègues du Maine-Libre seront diffusés sur les sites internet du groupe Ouest-France. Fait qu’a toujours refusé Le Maine-Libre !

Postez vos commentaires et vos projets d'actions. Le temps presse !

Les belles paroles de François-Régis Hutin !

Un édito assez éloquent a été publié il y a peu dans Ouest-France. Derrière ces belles paroles un certain François-Régis Hutin. Le PDG du journal devrait balayer devant sa porte ! Merci à Germinal pour avoir fait remonté cette perle.

ARRETEZ L ESCALADE !

Tout le monde veut la meme chose: eviter le chomage et la précarité pour les jeunes en particulier.Comment se fait il que l' on s' affronte en poursuivant le meme objectif? Plus personne n y comprend rien. Chacun campe sur ses positions dans la raideur autoritaire ou dans l' excès d' un ultimatum. Chacun craint de se voir accusé de recul ou de capitulation. Chacun essaie d' embarquer le pays dans son camp. La jeunesse que l' on prétend servir, devient un moyen utilisé pour faire plier l'autre car chacun dans la jeunesse à ses partisans. Les uns veulent d' abord assouplir les contrats de travail pour faciliter l' embauche face à la fléxibilité. Les autres veulent d' abord enrayer la précarité en refusant la souplesse que réclame l' entreprise. On s' enferme alors dans la contradiction: plus de fléxibilité, plus de précarité; moins de fléxibilité, moins d' embauche, plus de chomage. Avec celà, on ne bouge plus. La situation que chacun veut améliorer est figée. Le résultat: ceux qui ont un emploi sont préservés, ceux qui n' en ont pas toujours autant de mal à en trouver. Quand le dialogue est insuffisant, le dialogue se transporte dans la rue de la pire des manières avec dérives aggravées chaque jour vers la violence. Face au danger qui pointe à l' horizon, il est grand temps de mettre fin à l' escalade. Au gouvernement qui veut sauvegarder son autorité, aux syndicats qui ont le sentiment d' avoir été écartés, il revient de faire baisser la tension. Ils le peuvent s' ils cherchent d' abord le bien commun et non leur réussite particulière. La diplomatie, celà existe aussi dans les relations sociales pour que chacun puisse sortir de l' impasse sans perdre la face. Gouvernement et syndicats porteront la responsabilité de ce qui va advenir. Inutile demain de chercher à attribuer plus de responsabilités à celui-ci ou à celui-là. La question n' est pas là: le drame sera là pour tout le monde car la violence montante peut entrainer le pays dans un affrontement général dont nul ne sortira vainqueur et dont tous les Français subiront les désastreuses conséquences.
Tout celà alors que le tout le monde cherche à créer emplois et sécurité... Ou est la raison?
François Régis HUTIN

 

Vers l'élaboration d'un « cahier de revendications »

Les nombreux mails envoyés font état de revendications claires et précises. Les correspondants de Ouest-France et Le Maine-Libre veulent aller plus loin. Il est légitime de cerner nos revendications. Alors le Collectif des correspondants locaux Ouest-France et Le Maine Libre va élaborer un « cahier de revendications » sur ce qu'il faut changer. Celui-ci doit cerner la majorité des problèmes communs à l’ensemble des correspondants sarthois mais aussi des autres départements puisque de nombreux collègues rejoignent notre collectif.
La synthèse ainsi réalisée sera transmise à qui de droit...

Voici les premières pistes à explorer.

- Rémunération : Il est clair que la première revendication concerne la revalorisation de la grille des frais de correspondance (c’est-à-dire les articles). La direction du Maine-Libre n’a pas revalorisé les papiers depuis les années 2000 (qui sont à trois niveaux : 7, 14 et 23 euros). Ajouter à cela une baisse du forfait kilométrique plafonné à 0,27 euro/km jusqu’à 500 km puis 0,13 euros au delà. Sans concertation bien sûr.
Quant à Ouest-France, la grille est la suivante : 4, 10 et 26 euros (sommes arrondies à l'euro supérieur du fait d'un système de points complètement aberrant !). Pas de kilomètres comme de bien entendu. 
Le collectif propose une revalorisation (annuelle ?) du barème afin qu'il soit en phase avec l'augmentation du coût de la vie.

- Paiement des frais : Les correspondants du Ouest-France se déplacent donc à dos de chameau ou passe par le pigeon voyageur ! Tout le monde ne peut habiter dans le centre bourg de sa commune. N’oubliez pas que les correspondants utilisent leurs voitures personnelles et, certains, paient une assurance en conséquence pour les trajets « professionnels ».
Le collectif propose d'imposer une prime pour l'électricité (alimentation, ordinateur, recharge des piles pour appareil photo), prime d'usure de nos voitures, téléphone...

- Signature : Le travail des correspondants mérite une reconnaissance.  Assez des images signées "ML" ou "Ouest-France".
Le collectif souhaite relancer un vaste débat : la signature des articles et photo !

- Loi : En parallèle, le collectif est en pleine réflexion pour interpeller les députés. Un courrier est en cours de rédaction (il sera mis prochainement sur le blog) pour faire changer cette loi de 1993 (article 10 modifié par loi 93-121 1993-01-27 art. 16 JORF 30 janvier 1993).
Le collectif s'engage pour la remise à plat de la loi avec notamment une révision du plafonnement de l’URSSAF qui empêche de travailler plus !

Il ne s'agit là que de pistes... Donner vos commentaires, vos revendications...

26.02.2008

Premier bilan encourageant

La mobilisation des correspondants locaux de presse commence à prendre tournure ! Parmi les témoignages déjà nombreux reçus sur le blog ou par mail, une petite mise au point s'impose pour répondre aux interrogations légitimes de plusieurs d'entre-nous...

"A l'instar des résistants FFI, les concepteurs de ce blog ont voulu conserver l'anonymat [...]. Il serait souhaitable que les "maquisards en chef" sortent du taillis pour haranguer les dindons de la plume..." (Le dédaigné)

S'il est très flatteur d'être comparé à des résistants FFI contre "l'ogre Ouest-France", le Collectif des correspondants locaux Ouest-France et Le Maine Libre n'en garde pas moins la tête froide et lucide. Vous n'êtes pas sans savoir que si "les maquisards en chef" agissent dans l'ombre, ce n'est que pour mieux se protéger et vous protéger : notre statut précaire et fragile fait de nous des mouchoirs jetables.
Sachez aussi que notre collectif ne compte pas de "chef de réseau" mais juste des correspondants qui ont envie que les choses bougent et changent. Nous sommes tous dans le même bateau avec le soutien du SNJ. Ce qui n'est pas négligeable.

" Alors, on se réunit quand ?" (JML)

Nous projetons effectivement de mettre en place une réunion où seraient exprimées les actions à venir en concertation avec tous les correspondants. L'idée est de pouvoir l'organiser avant le premier tour des élections. Certains ont fait savoir leur soutien et ont proposé, dans un premier temps, d'agir pour revoir la revalorisation de la grille de rémunération. En attendant il nous faut connaître la réelle mobilisation des CLP de Ouest-France et du Maine-Libre pour savoir si celà en vaut la chandelle.

Pour pouvoir déboucher rapidement sur des premières actions concrètes, il est indispensable de fédérer le maximum de correspondants. 
Amis CLP, merci de vous faire connaître par mail à corres72@yahoo.fr.
Nous vous invitons également à laisser vos commentaires en cliquant-ici

22.02.2008

A bas l’information pillée et non payée !

Collectif des correspondants locaux Ouest-France et Le Maine Libre

COMMUNIQUE DU 21/02/2008
A bas l'information pillée et non payée !

RAS LE BOL ! Le collectif des CLP, entendez Correspondants Locaux de Presse, des quotidiens Ouest-France et Le Maine Libre dénoncent l’exploitation dont ils sont les victimes au quotidien…
Avec l’annonce récente d’une mutualisation de la collecte des résultats pour les élections municipales, la limite est atteinte voire dépassée. Et la goutte qui fait déborder le vase concerne la rémunération : 16 euros ont été proposés aux correspondants Ouest-France pour la récolte sur une, deux voire trois communes !
Quand on sait le temps et la course pour récolter les résultats, on se fout littéralement des « petites mains de la presse régionale ».
Pour l’instant Le Maine-Libre n’a pas encore proposé de tarifs.

Soutien du Syndicat National des Journalistes

Le Syndicat National des Journalistes (SNJ) apporte son soutien en demandant « un minimum de respect pour les correspondants » qui seront présents les 9 et 16 mars pour un « tarif ridicule ». Il demande aussi que chaque correspondant touche une prestation pour chaque commune collectée et qu’elle soit double lorsqu’elle est exploitée pour les deux quotidiens, Ouest-France et Le Maine-Libre. Bah oui la mutualisation est en marche au nom du renforcement de la collecte. Un premier pas !
Et justement, les élections municipales sont un enjeu majeur pour afficher la proximité des journaux. Alors il est temps de passer à l’action !
Ne pas transmettre les résultats des élections semble une action envisageable pour se faire entendre !

Halte au pillage par internet !


La principale source de pillage de l’information est internet généralisé à Ouest-France et qui arrivera au Maine-Libre.
Avec la loi de 1993, les CLP sont le rêve de tout employeur : pas de charges sociales, un statut plus que précaire et fragile. Pourtant chacun dans son coin s’insurge alors unissons les voix des petites mains de la presse régionale. L’union fait la force et une union forte au sein des CLP est indipensable pour se faire entendre et enfin respecter !

Et si ? Et si on arrêtait d’écrire, vous imaginez la nouvelle épaisseur du journal réduite à 10 pages. Un format réduit comme peau de chagrin. Le lecteur appréciera.

Rencontrons-nous, posons nos conditions avec des représentants du SNJ.

N’oubliez pas, le SNJ soutient nos actions !

20.02.2008

Communiqué du Syndicat National des Journalistes (SNJ)

Élections municipales : Non à la mutualisation dans les rédactions !

Coup de canif dans le contrat ! Après l'annonce des directions des Journaux de Loire (Le Courrier de l'Ouest, Le Maine Libre, Presse-Océan) et de Ouest France de mutualiser les résultats des élections municipales entre les trois principaux quotidiens régionaux du groupe Sipa, le Syndicat National des Journalistes veut rappeler au PDG François-Régis Hutin ses engagements de 2005 : l'indépendance éditoriale de chacun des titres.

Après l'intégration puis la digestion de nombreux services des titres des Journaux de Loire – vente, publicité, portage – la direction de Sipa fait un pas supplémentaire en demandant aux correspondants locaux de travailler pour le concurrent. Autrement dit, les collaborateurs du Maine Libre, du Courrier de l'Ouest et Presse-Océan travailleront pour Ouest-France et ceux de Ouest-France pour ces trois autres titres.

Pourquoi ne pas faire aujourd'hui ce que nous faisions hier, c'est-à-dire récolter à la source les résultats des scrutins de chaque commune, auprès de nos correspondants respectifs ?

On fait comme si les résultats des élections n’étaient pas de la matière rédactionnelle à part entière et comme si leur collecte relevait d’une simple opération technique. On s'infiltre en douce dans les rédactions en contournant l'obstacle, comme s'il s'agissait d'une simple formalité.

Où est la défense du pluralisme dont on nous a rebattu les oreilles pendant des mois ?

Et que se passera-t-il demain ? Un réseau unique de correspondants? Un seul journaliste pour couvrir les matchs de football à Angers ou au Mans ou pour assurer les comptes rendus des conseils municipaux ou des audiences des tribunaux ? Non à la mutualisation dans les rédactions !

Le SNJ exige une réorganisation des élections municipales garantissant l’autonomie et l’indépendance de chaque rédaction.

Les sections SNJ Ouest-France, Courrier de l’Ouest et Maine Libre
5 février 2008

Ouverture du blog

Prochainement les premières infos du Collectif des correspondants locaux Ouest-France et Le Maine Libre 

En attendant, voici un articles à lire :

Le capitaine Ouest-France presse ses correspondants de quitter le navire !
http://www.lesansculotte85.com/publication/spip.php?artic...

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