28.05.2008

Un courrier adressé au PDG du groupe Sipa-Ouest France

Conformément aux décisions amendées par ses adhérents, l'Association Interdépartementale des Correspondants de Presse a adressé un courrier recommandé à François Régis Hutin. Expédiée le 20 avril 2008, la demande d'entretien reste pour l'heure sans réponse de la part de la direction du groupe Sipa-Ouest France.

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20.04.2008

Un trombinoscope en trompe l’œil !

1528257191.jpgLes 8 et 20 avril, les journaux Le Maine-Libre et Ouest-France ont édité chacun de leur côté un supplément gratuit qui rassemble la totalité des élus locaux de la Sarthe. Un annuaire habillé comme il se doit de 375 photos des premiers magistrats. Mais qui se cachent donc derrière ces visages ?

La réponse ? Les petites mains de la presse à savoir, NOUS, les correspondants locaux de presse.

Où est le problème ? Aucun n’a été consulté. Les clichés ont d’ailleurs été pris la plupart du temps lors des annonces des candidatures pendant la période de campagne électorale. Reprises et republiées, ces photos  n’ont bien évidemment pas fait l’objet de transaction et encore moins rémunérées. Se servir est un service gratuit.

Alors des remerciements pour ceux qui ont participé justement à cette collecte trombinoscopique. Que nenni ! Et encore moins la moindre petite signature sur les clichés, même petite soit-elle alors que pour la prise d’une Marianne en statue, le photographe voit son nom apposé. A qui profite le crime ?

Cherchez l’erreur !

1576063854.jpgLa précipitation est sans doute l’explication d’erreurs dans le supplément de Ouest-France à moins que les informations n’ont pas été toutes vérifiées.

Celle qui saute aux yeux, pourtant sans photo, le nom CUM au lieu de Le Mans Métropole.
Passe encore. Là où le bât blesse est la composition de la communauté de communes du Sud-Est du pays Manceau et de Le Mans Métropole. Leur point commun ? La commune de Mulsanne, répertoriée sur la Communauté de communes et absente dans la liste de Le Mans Métropole qui compte non pas 8 mais 9 communes
Faute de goût. Mulsanne à rejoint le Mans Métropole le 1er janvier… 2004. Faut-il en rire ?

Il ne s’agit là que de l’illustration pour le département de la Sarthe mais cet annuaire des élus est également édité dans les autres départements couverts. Dans une dépêche diffusée par l’AFP datée du 18 avril, la direction de Ouest-France se targue de cette "première en France" avec pas moins de 70 149 élus recensés dans 4 584 communes sous la forme de 12 éditions départementales dans les régions Bretagne, Basse-Normandie et Pays de la Loire. Le tirage ? 500 000 exemplaires… et les annonces publicitaires qui vont bien avec !

08.04.2008

Communiqué des sections SNJ des quotidiens du groupe SIPA-Ouest France

Faux pluralisme, vraie censure

La défense de l’information dans l’Ouest, le sauvetage d’un titre en perdition, l’impérieuse nécessité de sauver des emplois promis à la casse : rien ne nous a été épargné pour justifier le rachat par SIPA - Ouest-France des titres concurrents des Pays de la Loire.
Plus de deux ans après, qu’en est-il de cette œuvre de bienfaisance ? L’information dans l’Ouest n’y a rien gagné, le pluralisme tient plus que jamais de l’alibi, les sombres nuages de la mutualisation rampante s’amoncellent au-dessus des rédactions.
Plusieurs jours durant, de très nombreux abonnés portés de Presse-Océan et d’Ouest-France de la région nazairienne ont été privés de la lecture de leur quotidien. Une grève de porteurs des deux journaux a gravement perturbé leur diffusion. Un conflit social dont les lecteurs-auditeurs-téléspectateurs-internautes des médias du Groupe SIPA n’ont pas eu connaissance. Seul le service public (France 3 et France Bleu Loire-Océan) s’est fait un devoir d’informer les citoyens, quand Hit West, Nantes 7, 20 Minutes, Ouest-France et Presse-Océan restaient silencieux ou discrets.
Des correspondants de presse du Maine Libre, du Courrier de l’Ouest et d’Ouest-France se mobilisent et se fédèrent en un collectif pour dénoncer leurs conditions de rémunération et la mise en commun des moyens de collecte des résultats des élections municipales voulue par le Groupe SIPA. Ce collectif entreprend d’informer et d’inviter à une réunion les correspondants de tous les titres par le biais de la base infos service d’Ouest-France. Des consignes sont données par la hiérarchie de la rédaction pour écarter cette information… Qui osera nier la censure ou la rétention d’information ?

Des emplois sacrifiés

La possible réalisation de suppléments rédactionnels sur des événements comme le Vendée Globe, les 24 heures du Mans autos, ou de suppléments thématiques comme le tourisme, communs à deux, ou des, titres, est annoncée. Le reportage d’un journaliste sur un événement sportif par exemple, œuvrant pour plusieurs titres du groupe, est aussi envisagé. La direction générale d’Ouest-France fait de la « mise en commun de TOUS les moyens y compris rédactionnels » un objectif prioritaire du groupe.
On a pu mesurer les effets de cette fusion des réseaux de ventes-promotion, d’une régie publicitaire unique, d’un portage commun pour les Journaux de Loire et Ouest-France : des emplois sacrifiés ! C’est ce qui attend nos rédactions, si la mise en commun des moyens est décrétée.
Cette mutualisation des moyens rédactionnels est une atteinte de plus au pluralisme, à l’indépendance éditoriale des rédactions, à l’emploi. Toutes les concentrations dans la presse en font un instrument de réorganisation qui justifie des réductions des effectifs des rédactions. Dans un contexte concurrentiel prétendument préservé dans les Pays de la Loire, la mutualisation des moyens rédactionnels est encore plus condamnable.
Le SNJ sera un opposant déterminé à ce projet portant atteinte à l’indépendance de nos rédactions et appelle tous les journalistes du Courrier de l’Ouest, du Maine Libre, de Presse-Océan et d’Ouest-France à refuser cette mise en commun des moyens rédactionnels.

Les section SNJ des quotidiens du groupe SIPA-Ouest France
7 avril 2008

04.04.2008

Les correspondants organisent leurs revendications... et une rencontre avec SIPA-Ouest France

La colère des correspondants locaux de presse reste toujours intacte et vive, toujours en lutte pour leur reconnaissance. Pour preuve, réunis ce mercredi 26 mars à Coulaines (Sarthe) cette fois, de « nouvelles petites mains de la presse locale » sont venues grossir les rangs de l’association. Le mouvement prend donc de plus en plus d’ampleur d'autant plus que d'autres associations de correspondants extérieurs au département sarthois se sont manifestées avec le souhait de s’associer pour monter une structure associative dans leur département.

Leurs leitmotivs communs ? Ils se « retrouvent » dans les revendications émises et affichent un même « ras-le-bol » général. Leurs points communs ? Ils sont multiples comme le besoin d’échanger leurs expériences, leurs difficultés des plus anciens envers les nouveaux. Mais avant tout, ils l’avouent, ils ont tous une passion pour leur travail. Cela ne les empêche nullement de se remettre en question mais aussi de se rassembler pour modifier voire abroger ce statut de 1993. Source de tous leurs maux !

Les correspondants de l’association interdépartementale des correspondants de presse ont pris en compte toutes les doléances et ont amendé, en commun, un cahier de revendications des plus légitimes. Il sera joint au courrier envoyé prochainement aux directions de Rennes et d’Angers. Le but est d’exiger un rendez-vous pour une négociation entre SIPA-Ouest France et une délégation interdépartementale.

16.03.2008

Communiqué de Sud culture médias

Trop, c'est trop

1896528959.jpgLes « Invisibles » de la presse quotidienne régionale du Grand Ouest ne veulent plus être pris pour des moins que rien par les directions des journaux dans lesquels ils interviennent désormais massivement.

Taillables et corvéables à merci, les correspondants locaux de presse (CLP) ont décidé de s'organiser. SUD Culture Solidaires et SUD PO Presse de l’Ouest soutiennent et s'associent au mouvement des correspondants et précaires de la presse quotidienne et rappellent que cette forme d'utilisation des compétences est totalement illégale au regard du code du travail.

Le groupe Ouest France, désormais propriétaire de presque tous les titres du Grand Ouest, a la capacité de mettre en oeuvre une politique sociale en accord avec ses principe rédactionnels. Bien au contraire, désormais, la pratique usuelle des responsables vise à ne considérer les collaborateurs des journaux que comme variable d'ajustement.
De plus en plus, les entreprises de presse mettent une pression inadmissible sur les plus fragiles de leurs collaborateurs. Les correspondants tout d'abord, méprisés, isolés, utilisés comme de la main d'oeuvre à bon marché pour réaliser des profits gigantesques. De plus en plus, une tendance lourde se dessine : le terrain aux correspondants, le bureau aux journalistes qui deviennent ainsi du personnel d'encadrement à moindre frais. Au mépris le plus souvent de la qualité de l'information.

Ensemble, exigeons

- Une augmentation générale des tarifs de correspondance, un forfait télécommunication (téléphone, accès Internet), la fourniture du matériel informatique et de prise de vue, des frais de route identiques à ceux des journalistes titulaires (les kilomètres sont les mêmes pour tout le monde, le prix du carburant aussi).

- L'abrogation de la loi de 1993 sur les correspondants locaux de presse qui leur dénie tout statut de salarié et les oblige à être « travailleur indépendant » (ce qui n'est pas le cas puisqu'ils reçoivent leurs « ordres » d'un employeur).

- Une refonte générale du cadre d'utilisation des CLP

- La professionnalisation des personnels précaires

- Une revalorisation des salaires des jeunes journalistes

SUD Culture Solidaires et SUD PO Presse de l’Ouest s'opposent également fermement à toute volonté de mutualisation de la source et du traitement de l'information des quotidiens des Pays-de-la-Loire. Nous exigeons une véritable indépendance rédactionnelle des équipes en place.

Le 15 mars 2008
Contact : jmleroyfr@free.fr

12.03.2008

L'empire Ouest-France à la loupe

Le Groupe SIPA Ouest-France s'est constitué autour du quotidien régional Ouest-France, premier quotidien français depuis 1975. Il regroupe aujourd'hui 4 autres quotidiens régionaux, une société multimédia, une quarantaine d'hebdomaires locaux, un puissant groupe de presse gratuite, une maison d'édition de livres, une régie publicitaire, une télévision locale, une radio locale, une régie d'affichage publicitaire, etc.
Le chiffre d'affaires du groupe est de 1,12 milliard d'euros (1,002 en 2005). Son bénéfice est de 1,7 million d'euros (33,8 en 2005).

Presse régionale et thématique
Vaisseau amiral du groupe, le quotidien Ouest-France entraîne dans son sillage quatre autres quotidiens régionaux, dont la diffusion totale payée est de 1 000 000 d'exemplaires (2005). Il faut y ajouter une quarantaine d'hebdomadaires locaux par le biais de sa filiale Publihebdos, dont la diffusion globale avoisine les 350 000 exemplaires. Le groupe de presse breton édite également divers magazines comme le mensuel Voiles et Voiliers.

L'extension du groupe dans la Presse Quotidienne Régionale s'est faite à travers une série de rachat :
- février 1990 : le quotidien normand La Presse de la Manche (Cherbourg)
- décembre 2005, 3 quotidiens du pôle Ouest de la Socpresse : Le Courrier de l'Ouest (Angers), Presse-Océan (Nantes) et Le Maine libre (Le Mans), regroupés aujourd'hui dans la société Les Journaux de l'Ouest. La transaction a atteint 76 millions d'euros, selon les syndicats.
Le groupe est aussi actionnaire minoritaire d'un quotidien polonais catholique, Tygodnik Powszechny, dont le siège est à Cracovie.

Presse gratuite 
A cela s'ajoute une participation majoritaire dans l'important groupe de presse gratuite Spir Communication qui édite les journaux de petites annonces Top Annonces, Logic Immo ainsi que le le quotidien gratuit d'information 20 minutes pour la dont il détient 50% du capital de l'édition française.

Multimédia
Les sites internet du quotidien sont en pleine croissance (+ 50% de fréquentation en 2006). Leur chiffre d'affaires s'élève à 7,3 millions d'euros en 2006 (5,8 en 2005). Il est édité par une filiale dédiée : Ouest France Multimédia qui développe au plan national le réseaux de sites Maville à travers des collaborations avec d'autres groupes de presse régionaux et notamment Nice-Matin.
Ouest-France Multimédia existe depuis 1986, filiale créée à l'occasion de l'invention du minitel, sous le nom de TC Multimédia. De 4 salariés à son origine, Ouest-France Multimédia regroupe aujourd'hui plus de 60 personnes, et réalise en [(2006]] près de 8 millions d'euros de chiffre d'affaires. La totalité des produits vendus sont commercialisés par Precom Multimédia, filiale de Précom et OuestFrance Multimédia.

Autres activités
Le groupe Ouest-France possède encore dans son giron une maison d'édition de livres (Édilarge), une régie publicitaire (Précom), une société d'affichage , une station de radio présente dans les grandes villes de l'Ouest (Hit west) et des chaines de télévisions locales dont Nantes 7, Angers 7 et une participation dans TV Rennes 35.

Le groupe Ouest-France existe légalement à travers la société Sipa (Société d'investissements et de participations), détenue elle-même à 99,97% par une association de type loi de 1901, créée en avril 1990, l'Association pour le soutien des principes de la démocratie humaniste, que préside Jacques Duquesne. Son PDG est François-Régis Hutin. Il est assisté depuis l'été 2006 de Louis Echelard, directeur général de la société Sipa, bras financier du groupe.

Source :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_Ouest-France

09.03.2008

Communiqué de la section SNJ du Maine Libre

Non à la mutualisation de l’information !

898177276.gifUn journal se distingue d'un autre par ses choix rédactionnels et grâce à son identité propre, visible à travers le style qu'il dégage. Autre garantie de pluralité pour les lecteurs, le jeu de la concurrence. Tant que ces deux conditions sont remplies, l'information reste libre et diversifiée.

Lorsque le groupe SIPA-Ouest France a racheté Le Maine Libre, ses dirigeants s'étaient engagés à respecter l'indépendance rédactionnelle des deux quotidiens sarthois Ouest France et Le Maine Libre. Et l'esprit de concurrence existe toujours. Il suffit aujourd'hui d'ouvrir les deux titres pour s'en rendre compte.

Mais la tentation de mutualiser les informations est trop grande. Elle apparaît aujourd'hui à l'occasion des élections municipales. Les correspondants locaux de presse, chargés de récolter les résultats, ont été invités à travailler pour le concurrent. Autrement dit, les collaborateurs du Maine Libre travaillent pour Ouest France et ceux de Ouest France pour le Maine Libre.

On fait comme si les résultats des élections n'étaient pas de la matière rédactionnelle à part entière et comme si leur collecte relevait d'une simple opération technique. On s'infiltre en douce dans les rédactions en contournant l'obstacle, comme s'il s'agissait d'une simple formalité.
Les journalistes et les correspondants disent non à cette mutualisation, mise en place dans le seul but de réaliser des économies, car elle est inquiétante pour l'avenir de l'information et inquiétante pour la liberté de la presse? Que se passera-t-il demain? Un réseau unique de correspondants? Un seul journaliste pour couvrir les matchs de football ou pour assurer les comptes rendus de conseils municipaux ou des audiences de tribunaux?

Non à la mutualisation dans les rédactions, oui à la diversité de l'information et au libre choix pour les lecteurs, gages de démocratie.

La section SNJ du Maine Libre
8 mars 2008

08.03.2008

Un œil dans les coulisses des journaux avant les élections

895837226.jpgCe vendredi 7 mars 2008, la chaîne de télévision locale du Mans "LMTV Sarthe" a consacré un reportage aux préparatifs des élections dans les rédactions mancelles de Ouest-France et du Maine-Libre. On apprend notamment que Le Maine-Libre sera tiré à 70 000 exemplaires lundi (20 000 de plus qu’en temps ordinaire) pour publier les résultats essentiellement recueillis par nous les correspondants locaux, "les petites mains de la collecte".

Autre information importante : l’ouverture d’un site internet par Le Maine-Libre dès dimanche !

Vos commentaires sont les bienvenus. Pour accéder au formulaire, cliquez-ici.


ELECTIONS2008
envoyé par corres72

04.03.2008

Réunion des correspondants ce mercredi 5 mars 2008 à Allonnes (72)

Une dizaine de jours après sa naissance, le collectif des correspondants locaux de Ouest-France et Le Maine-Libre a d’ores et déjà recueilli de nombreuses réactions. Le mouvement commence ainsi à prendre tournure !

Il y a du pain sur la planche. Le premier chantier concerne les élections municipales. Face au manque cruel de transparence de la part des deux journaux, une réunion est donc devenue indispensable pour permettre à chacun de s’exprimer sur le sujet notamment en terme de rémunération.
Elle se tiendra ce mercredi 5 mars, à 20 h 30, salle Guy-Môquet à Allonnes (72).
La salle se situe près du complexe sportif Georges Garnier, allée André Legendre (à l’entrée de la ville à proximité du centre commercial Leclerc).

Cette réunion est réservée aux correspondants locaux de presse (CLP). La présence de chacun est indispensable pour défendre au mieux les intérêts de tous. Pour une question d'organisation, merci de confirmer votre présence par mail à corres72@yahoo.fr

29.02.2008

Les belles paroles de François-Régis Hutin !

Un édito assez éloquent a été publié il y a peu dans Ouest-France. Derrière ces belles paroles un certain François-Régis Hutin. Le PDG du journal devrait balayer devant sa porte ! Merci à Germinal pour avoir fait remonté cette perle.

ARRETEZ L ESCALADE !

Tout le monde veut la meme chose: eviter le chomage et la précarité pour les jeunes en particulier.Comment se fait il que l' on s' affronte en poursuivant le meme objectif? Plus personne n y comprend rien. Chacun campe sur ses positions dans la raideur autoritaire ou dans l' excès d' un ultimatum. Chacun craint de se voir accusé de recul ou de capitulation. Chacun essaie d' embarquer le pays dans son camp. La jeunesse que l' on prétend servir, devient un moyen utilisé pour faire plier l'autre car chacun dans la jeunesse à ses partisans. Les uns veulent d' abord assouplir les contrats de travail pour faciliter l' embauche face à la fléxibilité. Les autres veulent d' abord enrayer la précarité en refusant la souplesse que réclame l' entreprise. On s' enferme alors dans la contradiction: plus de fléxibilité, plus de précarité; moins de fléxibilité, moins d' embauche, plus de chomage. Avec celà, on ne bouge plus. La situation que chacun veut améliorer est figée. Le résultat: ceux qui ont un emploi sont préservés, ceux qui n' en ont pas toujours autant de mal à en trouver. Quand le dialogue est insuffisant, le dialogue se transporte dans la rue de la pire des manières avec dérives aggravées chaque jour vers la violence. Face au danger qui pointe à l' horizon, il est grand temps de mettre fin à l' escalade. Au gouvernement qui veut sauvegarder son autorité, aux syndicats qui ont le sentiment d' avoir été écartés, il revient de faire baisser la tension. Ils le peuvent s' ils cherchent d' abord le bien commun et non leur réussite particulière. La diplomatie, celà existe aussi dans les relations sociales pour que chacun puisse sortir de l' impasse sans perdre la face. Gouvernement et syndicats porteront la responsabilité de ce qui va advenir. Inutile demain de chercher à attribuer plus de responsabilités à celui-ci ou à celui-là. La question n' est pas là: le drame sera là pour tout le monde car la violence montante peut entrainer le pays dans un affrontement général dont nul ne sortira vainqueur et dont tous les Français subiront les désastreuses conséquences.
Tout celà alors que le tout le monde cherche à créer emplois et sécurité... Ou est la raison?
François Régis HUTIN

 

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