29.02.2008

Vers l'élaboration d'un « cahier de revendications »

Les nombreux mails envoyés font état de revendications claires et précises. Les correspondants de Ouest-France et Le Maine-Libre veulent aller plus loin. Il est légitime de cerner nos revendications. Alors le Collectif des correspondants locaux Ouest-France et Le Maine Libre va élaborer un « cahier de revendications » sur ce qu'il faut changer. Celui-ci doit cerner la majorité des problèmes communs à l’ensemble des correspondants sarthois mais aussi des autres départements puisque de nombreux collègues rejoignent notre collectif.
La synthèse ainsi réalisée sera transmise à qui de droit...

Voici les premières pistes à explorer.

- Rémunération : Il est clair que la première revendication concerne la revalorisation de la grille des frais de correspondance (c’est-à-dire les articles). La direction du Maine-Libre n’a pas revalorisé les papiers depuis les années 2000 (qui sont à trois niveaux : 7, 14 et 23 euros). Ajouter à cela une baisse du forfait kilométrique plafonné à 0,27 euro/km jusqu’à 500 km puis 0,13 euros au delà. Sans concertation bien sûr.
Quant à Ouest-France, la grille est la suivante : 4, 10 et 26 euros (sommes arrondies à l'euro supérieur du fait d'un système de points complètement aberrant !). Pas de kilomètres comme de bien entendu. 
Le collectif propose une revalorisation (annuelle ?) du barème afin qu'il soit en phase avec l'augmentation du coût de la vie.

- Paiement des frais : Les correspondants du Ouest-France se déplacent donc à dos de chameau ou passe par le pigeon voyageur ! Tout le monde ne peut habiter dans le centre bourg de sa commune. N’oubliez pas que les correspondants utilisent leurs voitures personnelles et, certains, paient une assurance en conséquence pour les trajets « professionnels ».
Le collectif propose d'imposer une prime pour l'électricité (alimentation, ordinateur, recharge des piles pour appareil photo), prime d'usure de nos voitures, téléphone...

- Signature : Le travail des correspondants mérite une reconnaissance.  Assez des images signées "ML" ou "Ouest-France".
Le collectif souhaite relancer un vaste débat : la signature des articles et photo !

- Loi : En parallèle, le collectif est en pleine réflexion pour interpeller les députés. Un courrier est en cours de rédaction (il sera mis prochainement sur le blog) pour faire changer cette loi de 1993 (article 10 modifié par loi 93-121 1993-01-27 art. 16 JORF 30 janvier 1993).
Le collectif s'engage pour la remise à plat de la loi avec notamment une révision du plafonnement de l’URSSAF qui empêche de travailler plus !

Il ne s'agit là que de pistes... Donner vos commentaires, vos revendications...

26.02.2008

Premier bilan encourageant

La mobilisation des correspondants locaux de presse commence à prendre tournure ! Parmi les témoignages déjà nombreux reçus sur le blog ou par mail, une petite mise au point s'impose pour répondre aux interrogations légitimes de plusieurs d'entre-nous...

"A l'instar des résistants FFI, les concepteurs de ce blog ont voulu conserver l'anonymat [...]. Il serait souhaitable que les "maquisards en chef" sortent du taillis pour haranguer les dindons de la plume..." (Le dédaigné)

S'il est très flatteur d'être comparé à des résistants FFI contre "l'ogre Ouest-France", le Collectif des correspondants locaux Ouest-France et Le Maine Libre n'en garde pas moins la tête froide et lucide. Vous n'êtes pas sans savoir que si "les maquisards en chef" agissent dans l'ombre, ce n'est que pour mieux se protéger et vous protéger : notre statut précaire et fragile fait de nous des mouchoirs jetables.
Sachez aussi que notre collectif ne compte pas de "chef de réseau" mais juste des correspondants qui ont envie que les choses bougent et changent. Nous sommes tous dans le même bateau avec le soutien du SNJ. Ce qui n'est pas négligeable.

" Alors, on se réunit quand ?" (JML)

Nous projetons effectivement de mettre en place une réunion où seraient exprimées les actions à venir en concertation avec tous les correspondants. L'idée est de pouvoir l'organiser avant le premier tour des élections. Certains ont fait savoir leur soutien et ont proposé, dans un premier temps, d'agir pour revoir la revalorisation de la grille de rémunération. En attendant il nous faut connaître la réelle mobilisation des CLP de Ouest-France et du Maine-Libre pour savoir si celà en vaut la chandelle.

Pour pouvoir déboucher rapidement sur des premières actions concrètes, il est indispensable de fédérer le maximum de correspondants. 
Amis CLP, merci de vous faire connaître par mail à corres72@yahoo.fr.
Nous vous invitons également à laisser vos commentaires en cliquant-ici

22.02.2008

A bas l’information pillée et non payée !

Collectif des correspondants locaux Ouest-France et Le Maine Libre

COMMUNIQUE DU 21/02/2008
A bas l'information pillée et non payée !

RAS LE BOL ! Le collectif des CLP, entendez Correspondants Locaux de Presse, des quotidiens Ouest-France et Le Maine Libre dénoncent l’exploitation dont ils sont les victimes au quotidien…
Avec l’annonce récente d’une mutualisation de la collecte des résultats pour les élections municipales, la limite est atteinte voire dépassée. Et la goutte qui fait déborder le vase concerne la rémunération : 16 euros ont été proposés aux correspondants Ouest-France pour la récolte sur une, deux voire trois communes !
Quand on sait le temps et la course pour récolter les résultats, on se fout littéralement des « petites mains de la presse régionale ».
Pour l’instant Le Maine-Libre n’a pas encore proposé de tarifs.

Soutien du Syndicat National des Journalistes

Le Syndicat National des Journalistes (SNJ) apporte son soutien en demandant « un minimum de respect pour les correspondants » qui seront présents les 9 et 16 mars pour un « tarif ridicule ». Il demande aussi que chaque correspondant touche une prestation pour chaque commune collectée et qu’elle soit double lorsqu’elle est exploitée pour les deux quotidiens, Ouest-France et Le Maine-Libre. Bah oui la mutualisation est en marche au nom du renforcement de la collecte. Un premier pas !
Et justement, les élections municipales sont un enjeu majeur pour afficher la proximité des journaux. Alors il est temps de passer à l’action !
Ne pas transmettre les résultats des élections semble une action envisageable pour se faire entendre !

Halte au pillage par internet !


La principale source de pillage de l’information est internet généralisé à Ouest-France et qui arrivera au Maine-Libre.
Avec la loi de 1993, les CLP sont le rêve de tout employeur : pas de charges sociales, un statut plus que précaire et fragile. Pourtant chacun dans son coin s’insurge alors unissons les voix des petites mains de la presse régionale. L’union fait la force et une union forte au sein des CLP est indipensable pour se faire entendre et enfin respecter !

Et si ? Et si on arrêtait d’écrire, vous imaginez la nouvelle épaisseur du journal réduite à 10 pages. Un format réduit comme peau de chagrin. Le lecteur appréciera.

Rencontrons-nous, posons nos conditions avec des représentants du SNJ.

N’oubliez pas, le SNJ soutient nos actions !