28.06.2008

Vendée Matin : l'AICP organise une journée morte le 30 juin 2008 !

Acheté il y a 3 ans par le géant breton Ouest-France, le journal Vendée Matin disparaîtra ce lundi 30 juin 2008.

Outre les journalistes, plus de 80 correspondants locaux de presse sont sur le carreau. Statut indépendant, ils ne bénéficieront ni d'indemnités de licenciements, ni d'indemnités chômage. Le pire ! La façon dont ils ont appris la nouvelle : ni contactés, ni reçus, la nouvelle a été dévoilée le 2 avril par France 3 Ouest.

En conséquence, par solidarité avec nos homologues de Vendée Matin, les correspondants locaux de presse, soutenus par les syndicats SNJ, CGT Ouest-France et Sud Culture Média se rassembleront symboliquement sous la bannière "journée morte" en n'assurant pas de correspondances lundi 30 juin.

Ce rendez-vous sera l'occasion de présenter les motivations de l'AICP qui regroupe les correspondants qui souhaitent obtenir le respect de leur dignité. En effet, comment accepter qu'une société de presse bafoue nos droits alors que nous remplissons largement à 60 % les pages des journaux ? Ils constatent une baisse de leurs rémunérations et notamment depuis la loi de 1993, votée en toute légalité qui évoque un statut des plus précaire rarement atteint dans notre pays, il faut bien le reconnaître : pas de reconnaissance légale (travailleur indépendant), des paiements d'articles (en fait des actes de correspondance et non des piges) plus que dérisoires puisque figés par le journal pour lequel le correspondant local de presse oeuvre, des frais kilométriques peu ou pas remboursés, pas d'accès aux formations, pas de cotisations retraite. Le pire, la peur d'être remercié purement et simplement sans avertissement, sans motifs, sans indemnités.

Pourtant ils effectuent une tâche qui s'accorde davantage avec une mission de pigiste ou encore de journaliste. Bref, le correspondant local de presse est un « esclave des temps modernes ». Ajouter à cela l'obligation d'être répertorié à l'URSSAF. Dans sa grande bonté elle calcule le dû des cotisations par rapport à un forfait et non en fonction du chiffre d'affaires. Le plafond est situé à 4018 € par an soit un « salaire » de 500 €. Cette loi empêche les correspondants locaux de presse de travailler plus.

Certes, au vu des statuts, il s'agit d'une activité d'appoint. Mais celle-ci est souvent « principale » pour beaucoup de CLP. De plus la charge de travail est telle qu'elle vaut un temps plein et exige un véritable investissement personnel.

Tous nous aimons ce travail mais supportons de moins en moins les conditions qui nous sont faites ! La société a évolué !

Si vous êtes satisfait de votre situation et, sans inquiétude pour votre avenir ne venez pas... Ce serait dommage ! Par contre, à l'inverse s'il vous vient à l'esprit l'envie d'être reconnus, vous serez les bienvenus le 30 juin à 10 heures place de l'Eperon au Mans,  pour, en toute légitimité, défendre votre fonction et en cela, se préparer à demain.

Dernière minute : Le mouvement fait "tâche d'huile" dans le Grand-Ouest. Baptisé CLP56, un groupe de correspondants du pays de Lorient (56) appelle également à une "journée morte" ce lundi 30 juin. Contact : annuclp56@yahoo.fr ou http://blogsperso.orange.fr/web/jsp/blog.jsp?page=1&b...

POUR EN SAVOIR PLUS SUR LE DOSSIER "VENDEE MATIN" :
http://nantes.indymedia.org/article/14288

Vendée Matin : l'AICP organise une journée morte le 30 juin 2008 !

Acheté il y a 3 ans par le géant breton Ouest-France, le journal Vendée Matin disparaîtra ce lundi 30 juin 2008.

Outre les journalistes, plus de 80 correspondants locaux de presse sont sur le carreau. Statut indépendant, ils ne bénéficieront ni d'indemnités de licenciements, ni d'indemnités chômage. Le pire ! La façon dont ils ont appris la nouvelle : ni contactés, ni reçus, la nouvelle a été dévoilée le 2 avril par France 3 Ouest.

En conséquence, par solidarité avec nos homologues de Vendée Matin, les correspondants locaux de presse, soutenus par les syndicats SNJ, CGT Ouest-France et Sud Culture Média se rassembleront symboliquement sous la bannière "journée morte" en n'assurant pas de correspondances lundi 30 juin.

Ce rendez-vous sera l'occasion de présenter les motivations de l'AICP qui regroupe les correspondants qui souhaitent obtenir le respect de leur dignité. En effet, comment accepter qu'une société de presse bafoue nos droits alors que nous remplissons largement à 60 % les pages des journaux ? Ils constatent une baisse de leurs rémunérations et notamment depuis la loi de 1993, votée en toute légalité qui évoque un statut des plus précaire rarement atteint dans notre pays, il faut bien le reconnaître : pas de reconnaissance légale (travailleur indépendant), des paiements d'articles (en fait des actes de correspondance et non des piges) plus que dérisoires puisque figés par le journal pour lequel le correspondant local de presse oeuvre, des frais kilométriques peu ou pas remboursés, pas d'accès aux formations, pas de cotisations retraite. Le pire, la peur d'être remercié purement et simplement sans avertissement, sans motifs, sans indemnités.

Pourtant ils effectuent une tâche qui s'accorde davantage avec une mission de pigiste ou encore de journaliste. Bref, le correspondant local de presse est un « esclave des temps modernes ». Ajouter à cela l'obligation d'être répertorié à l'URSSAF. Dans sa grande bonté elle calcule le dû des cotisations par rapport à un forfait et non en fonction du chiffre d'affaires. Le plafond est situé à 4018 € par an soit un « salaire » de 500 €. Cette loi empêche les correspondants locaux de presse de travailler plus.

Certes, au vu des statuts, il s'agit d'une activité d'appoint. Mais celle-ci est souvent « principale » pour beaucoup de CLP. De plus la charge de travail est telle qu'elle vaut un temps plein et exige un véritable investissement personnel.

Tous nous aimons ce travail mais supportons de moins en moins les conditions qui nous sont faites ! La société a évolué !

Si vous êtes satisfait de votre situation et, sans inquiétude pour votre avenir ne venez pas... Ce serait dommage ! Par contre, à l'inverse s'il vous vient à l'esprit l'envie d'être reconnus, vous serez les bienvenus le 30 juin à 10 heures place de l'Eperon au Mans,  pour, en toute légitimité, défendre votre fonction et en cela, se préparer à demain.

Dernière minute : Le mouvement fait "tâche d'huile" dans le Grand-Ouest. Baptisé CLP56, un groupe de correspondants du pays de Lorient (56) appelle également à une "journée morte" ce lundi 30 juin. Contact : annuclp56@yahoo.fr ou http://blogsperso.orange.fr/web/jsp/blog.jsp?page=1&b...

POUR EN SAVOIR PLUS SUR LE DOSSIER "VENDEE MATIN" :
http://nantes.indymedia.org/article/14288

19.03.2008

Les correspondants, sinistrés de la presse

Association interdépartementale des correspondants de presse

COMMUNIQUE DU 09/03/2008
Les correspondants, sinistrés de la presse

La mutualisation des résultats aux élections municipales a déclenché une colère sans précédent des correspondants locaux de presse. Mémoire d’un journal, ils sont pourtant oubliés, ignorés dans leur commune ou leur canton par leurs employeurs, mais aussi par les salariés et les journalistes, lesquels se sentent « différents » ou, au mieux, compatissants. Pendant ce temps, les CLP  ont vécu une lente dégradation de leur condition au cours de ces vingt dernières années, dans l’indifférence générale.

Conséquence, réunis mercredi 5 mars 2008 à Allonnes (72), les correspondants locaux de Ouest-France et du Maine-Libre ont créé l’Association interdépartementale des correspondants de presse (AICP), à laquelle ont adhéré les syndicats de journalistes le SNJ-CGT, Sud culture médias et le SNJ. Au-delà de leur solidarité, ils joueront un rôle de soutien, d’intermédiaires, de médiateurs, de négociateurs… Signe d’un phénomène qui dépasse les frontières de la Sarthe, le président de l’Association des correspondants locaux de presse de l’Ouest s’est déplacé spécialement de Basse-Normandie en compagnie d’un autre membre. En s’inscrivant dans la liste des adhérents de la nouvelle association régionale, il inaugure un futur réseau plus développé.

« Au début, je gagnais de l’argent » résume un correspondant. « Aujourd’hui je suis au bord du gouffre. Nous ne sommes plus qu’une variable d’ajustement. » Le journal paie de moins en moins, les frais sont de plus en plus élevés  (ordinateur, internet, voiture, appareil photo) et l’URSSAF absorbe une grosse partie des gains. « Si je veux cotiser à une caisse de retraite, il ne me reste plus rien.» Une nouvelle forme d’esclavage, masquée par de pseudo piges réduites à néant une fois les factures payées.
Ouest-France bat tous les records. Le point de rémunération s’élève à 0,99 € (kilomètres compris) en campagne et à 0,91 € en zone urbaine, sous prétexte qu’il y a moins de déplacements. Une photo légende vaut quatre points. « Un encouragement à ne pas se déplacer, puisque ça ne paie même pas l’essence. » Mais le délai de fraicheur peut également cacher un redoutable piège. Un papier de 60 lignes  peut partir directement à la poubelle (rémunération= 0) ou être réduit à une légende à quatre points, sans que le secrétaire d’édition ne mesure les effets psychologiques ses actes.

« Globalement, c’est la négation du travail exigé par ailleurs sur le terrain, une dérégulation totale du travail, une installation sans état d’âme des gens dans la précarité. » On les traite comme des journalistes par intérêt, sans oublier de les maintenir dans un état chronique de Rmistes.
Le Maine Libre est comparativement privilégié, mais pour combien de temps ? Un article est payé entre 7 et 23 €uros selon son importance, photos et infos service 1,5 €.  Les frais kilométriques sont remboursés 0,27 € le kilomètre jusqu’à 500 km et 0,13 au-delà, alors que les journalistes touchent  0, 372 €, comme si l’essence était plus chère pour eux. Si à Ouest-France ils n’existent plus, Le Maine Libre emploie encore des photographes correspondants. Ils touchent une pige journalière de 32 € pour un reportage à 54 € pour trois.
Les municipales aggravent leur état d’inégalité. Ceux du Maine Libre seront payé 30 €, qu’ils couvrent une ou trois communes. Ceux de Ouest-France se contenteront de 15 €, moitié moins. On avait juré promis aux correspondants du Maine Libre que leur mission se limiterait à collecter des résultats. On leur demande finalement d’ajouter des portraits photographiques des candidats, des déclarations, des échos… pour le même prix.

Le plus étonnant dans cette affaire, c’est que la presse régionale raconte régulièrement la misère humaine dans ses colonnes, sans voir celle qu’elle cautionne entre ses propres murs.

Alors, pourquoi un tel silence depuis des années ? Par peur ! Plus leur vie est précaire, moins les gens osent protester, par crainte de perdre le peu qui reste. A moins que le vase ne déborde à cause des municipales (ce que n’avaient pas imaginé les journaux), à moins que les journalistes ne sortent enfin de leur cocon pour leur tendre la main.

Les correspondants crient « stop ! » et exigent une négociation autour d’une liste de revendications transmises aux directions des deux journaux (la liste des revendications sera publiée ultérieurement). Si une rencontre n’a pas lieu dans les plus brefs délais, ils menacent très clairement de suspendre leur collaboration jusqu’à nouvel ordre.

Association interdépartementale des correspondants de presse (AICP)
Syndicat national des journalistes CGT (SNJ-CGT)
Sud culture médias
Syndicat national des journalistes (SNJ)

29.02.2008

Scandale inadmissible sur la rétribution des correspondants aux municipales !

Collectif des correspondants locaux Ouest-France et Le Maine Libre

COMMUNIQUE DU 29/02/2008
Scandale inadmissible sur la rétribution des correspondants aux municipales !

Deux poids deux mesures amis correspondants du Ouest-France et du Maine-Libre ! Réagissons ! La direction du Maine-Libre vient d’annoncer le montant des rétributions de ses correspondants pour la collecte des résultats aux élections municipales qui s’élève à 30 euros (rétribution forfaitaire qui comprend la collecte, déclaration, écho, photo, alertes…). Au Ouest-France elle est de 16 points (rappelons que le point est attribué à 0,99 euros) quelque soit le nombre de commune. Faites le calcul ! Et quelle injustice ! Là on se fout littéralement des petites mains de la presse régionale !

Mais les correspondants du Maine-Libre ne sont pas tous logés à la même enseigne non plus : 30 euros bien sûr mais quelque soit le nombre de communes collectées.  Certains se sont vus attribués une commune d’autre deux voire trois. Tout cela pour le même au tarif !

 N’oublions pas que le SNJ a demandé une rétribution pour chaque commune collectée.

La direction des journaux s’intéresse-t-elle donc tant à ce blog pour diviser ainsi ses correspondants ?

D’autre part, les résultats collectés par les collègues du Maine-Libre seront diffusés sur les sites internet du groupe Ouest-France. Fait qu’a toujours refusé Le Maine-Libre !

Postez vos commentaires et vos projets d'actions. Le temps presse !

22.02.2008

A bas l’information pillée et non payée !

Collectif des correspondants locaux Ouest-France et Le Maine Libre

COMMUNIQUE DU 21/02/2008
A bas l'information pillée et non payée !

RAS LE BOL ! Le collectif des CLP, entendez Correspondants Locaux de Presse, des quotidiens Ouest-France et Le Maine Libre dénoncent l’exploitation dont ils sont les victimes au quotidien…
Avec l’annonce récente d’une mutualisation de la collecte des résultats pour les élections municipales, la limite est atteinte voire dépassée. Et la goutte qui fait déborder le vase concerne la rémunération : 16 euros ont été proposés aux correspondants Ouest-France pour la récolte sur une, deux voire trois communes !
Quand on sait le temps et la course pour récolter les résultats, on se fout littéralement des « petites mains de la presse régionale ».
Pour l’instant Le Maine-Libre n’a pas encore proposé de tarifs.

Soutien du Syndicat National des Journalistes

Le Syndicat National des Journalistes (SNJ) apporte son soutien en demandant « un minimum de respect pour les correspondants » qui seront présents les 9 et 16 mars pour un « tarif ridicule ». Il demande aussi que chaque correspondant touche une prestation pour chaque commune collectée et qu’elle soit double lorsqu’elle est exploitée pour les deux quotidiens, Ouest-France et Le Maine-Libre. Bah oui la mutualisation est en marche au nom du renforcement de la collecte. Un premier pas !
Et justement, les élections municipales sont un enjeu majeur pour afficher la proximité des journaux. Alors il est temps de passer à l’action !
Ne pas transmettre les résultats des élections semble une action envisageable pour se faire entendre !

Halte au pillage par internet !


La principale source de pillage de l’information est internet généralisé à Ouest-France et qui arrivera au Maine-Libre.
Avec la loi de 1993, les CLP sont le rêve de tout employeur : pas de charges sociales, un statut plus que précaire et fragile. Pourtant chacun dans son coin s’insurge alors unissons les voix des petites mains de la presse régionale. L’union fait la force et une union forte au sein des CLP est indipensable pour se faire entendre et enfin respecter !

Et si ? Et si on arrêtait d’écrire, vous imaginez la nouvelle épaisseur du journal réduite à 10 pages. Un format réduit comme peau de chagrin. Le lecteur appréciera.

Rencontrons-nous, posons nos conditions avec des représentants du SNJ.

N’oubliez pas, le SNJ soutient nos actions !