21.08.2008
Etats généraux de la presse : les CLP invités à l’Elysée !
Le Président de la République veut des états généraux de la presse écrite, radio et audiovisuelle dont le déroulement est envisagé fin octobre, début novembre ! Et les correspondants de presse dans tout cela ? Doivent-ils être absents des débats ? Non ! Ils participent largement à la diffusion de l’information d’un quotidien régional de presse ! Alors prenant l’information au pied, l’Association Interdépartementales des Correspondants de Presse s’est invitée à participer aux débats.
Sur ce, un courrier, envoyé début juillet au président de la République, a reçu un écho favorable à notre demande. En effet, Emmanuelle Mignon, conseillère du président, a pris contact par téléphone auprès du président Christophe Herbé, pour un rendez-vous à l’Elysée. Une invitation qui ne se refuse pas !
En principe conduits par cette dernière, les Etats généraux de la presse seraient organisés en différents groupes de travail sur les thèmes de la diffusion et de la distribution de la presse, des droits d’auteurs des journalistes, de la sous-capitalisation de la presse, du numérique, et enfin, de la création de groupes multimédias.
Qu’attendre des Etats généraux de la presse ?
Certes, de premier abord, les dossiers des états généraux de la presse (diffusion, impression, numérisation) semblent loin de nos préoccupations. Ils semblent !
Intermédiaire de la démocratie, « commercial indirect » de la diffusion, lien social de proximité… le correspondant local de presse est un maillon indispensable, un soutien vital à la presse quotidienne et régionale. Mais voilà, encore faut-il lui donner les moyens de travailler à sa juste valeur. Pour exemple, La circulaire ministérielle NDSS/AAF/A1/93/90 du 1er décembre 1993 relative au statut social des correspondants locaux de presse définit en effet les droits et obligations de ces travailleurs indépendants, mais ne réglemente pas le calcul des honoraires. La loi fixe le plafond de recettes à 4018 € annuel après abattement de 37% (soit 337 € par mois) concernant les cotisations URSSAF, au-delà les CLP sont soumis à des cotisations forfaitaires imposantes. La loi prévoit trois possibilités pour la cotisation du correspondant local de presse à l'assurance maladie : si son revenu est inférieur à 15 % du plafond annuel de la sécurité sociale, l'affiliation est facultative, avec un revenu entre 15 % et 25 %, l'État prend en charge la moitié des cotisations, au-delà de 25 %, le travailleur acquitte la totalité de la cotisation. Sachant que moins de 15 % du plafond équivaut à une somme de 402,30 euros par mois, le correspondant local de presse ne doit pas dépasser ce revenu s'il ne veut pas ensuite reverser une somme équivalent à 1 520 euros par mois Cette situation empêche de « travailler plus pour gagner plus ». Du coup, les directions des journaux en profitent pour revoir à la baisse les articles des CLP.
Autre réflexion, internet. Il faut une garantie pour éviter le pillage par internet. Ce ne sont que quelques pistes pour constituer un dossier relatif aux états généraux de la presse.
Aussi, il ne faudrait pas que les difficultés économiques des groupes de presse spolient les correspondants locaux de presse. C’est un faux problème !
12:32 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



Ecrire un commentaire