28.05.2008
Un courrier adressé au PDG du groupe Sipa-Ouest France
Conformément aux décisions amendées par ses adhérents, l'Association Interdépartementale des Correspondants de Presse a adressé un courrier recommandé à François Régis Hutin. Expédiée le 20 avril 2008, la demande d'entretien reste pour l'heure sans réponse de la part de la direction du groupe Sipa-Ouest France.
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Commentaires
Bonjour,
Merci de votre action, mais la liste des doléances est vraiment trop courte. Une forme de compensations congès payés, arrêt maladie et retraite est pourtant essentielle à une juste reconnaissance de ce statut, par exemple calculées sur une moyenne de l'année -1... Bien sûr, les frais kilométriques sont une priorité, surtout au regard du prix du gazole aujourd'hui... Par contre une augmentation du paiement des articles en fonction du coût de la vie peut, à mon avis, être contournée par d'autres moyens. Ma rédaction a par exemple inventé le "petit article" il y a quelques années et de nombreux articles autrefois classés "courant" sont reclassés aujourd'hui petits articles, bien moins payés bien sûr! Et quand on demande pourquoi? La réponse évoquée est floue... L'impact du sujet n'est pas très important!!! Merci de faire avancer les choses. Aston
Ecrit par : Aston | 09.06.2008
Nos directeurs doivent avoir aussi un problème avec leurs secrétariats.
En effet, le 26 mai, les CLP de Basse-Normandie se sont réunis lors de leur AG annuelle et ont a l'unanimité mandaté leur président pour l'envoie d'un courrier de revendications au groupe Ouest-France à sa filiale Publi hebdo et au seul hebdo indépendant de la région " la Manche Libre ", ce qui fut fait illico.
A ce jour aucune réponse n'est parvenue dans la boîte au lettre du président, pas de mail non plus, pas plus que de message téléphonique. C'est le silence absolu. Cela peut ressembler à du mépris des petites qui fabriquent chaque jour la presse régionale, la question est posée ?
Mais pendant ce temps la, les CLP voient chaque jour leur revenu diminuer un peu plus.
Cordialement à toutes et à tous
Ecrit par : Gertrude | 09.06.2008
Bonjour,
Nous sommes un groupe de correspondants du secteur lorientais (OF) qui avons décidé de prendre en main le cours de notre destin.
Pour pallier la principale difficulté de défense de notre activité, nous tentons de récupérer les adresses mail des CLP (OF mais aussi Télégramme) de notre département pour à terme constituer un annuaire des CLP 56 voire plus.
L'objectif est de se servir de ce moyen moderne de communication (faut bien qu'il nous rende un peu ce qu'il nous prend) pour fédérer nos revendications et nos moyens éventuels de pression pour obtenir gain de cause.
http://blogsperso.orange.fr/web/jsp/blog.jsp?page=1&blogID=531779
Ecrit par : Maldonne | 10.06.2008
Bonjour Maldonne, voici un lien pour entrer en contact avec une correspondante de Télégramme : g.cadiou@wanadoo.fr
Je vois que d'un peu partout les correspondants se mobilisent. Cela fait du bien.
A bientôt
Ecrit par : Plume | 10.06.2008
Bonjour des correspondants du 56,
Pour activer ce projet d'annuaire, nous avons une adresse mail où envoyer vos coordonnées de clp : nom, mail, lieu d'acitivté, titre de presse, ancienneté. Nos doléances portent immédiatement sur la base de rémunération, dans un second temps sur les moyens de dialogue entre les clp et leurs "employeurs" de manière à reconstruire une collaboration honnête pour tous.
L'adresse : annuclp56@yahoo.fr
Ecrit par : maldonne | 16.06.2008
bjour à tous les clp, moi j'ai quitté le journal liberté en janvier dernier sans regret. On s'était en grève deux semaines durant à l'automne. Au final on a gangé keudal mais on les a bien emmerdé. connaissant bien la boutique ouesttorchon, je peux vous dire que votre demande restera lettre morte. En outre y'a dans les tiroirs un projet pour supprimer les clp dans les années à venir, dixit déjà infos locale. Dans les journaux racheté par of, on assiste déjà à des regroupements. Il n'y a que l'action direct qui peut les emmerder. Pas l'action direct du groupe des années 80 mais plûtôt à la manière d'emile pouget syndicaliste anarchiste auteur de la brochure le sabotage. A lire et à relire et à remettre dans le contexte.
Ben l'Peinard anarchiste de Caen.
Ecrit par : ben l'peinard | 18.06.2008
CLPs du 56. Nous en sommes à une cinquantaine d'adresses. C'est peu mais encourageant si ça devient exponentiel. En discutant avec les locaux de mon secteur nous serions assez d'avis de rejoindre l'AICP. Pour finir, une petite réflexion qui m'est venue ce jour suite à un bavardage avec un inspecteur du travail. L'idée serait que tous les correspondants envoient à leur rédac de tutelle une lettre les informant des nouveaux honoraires à compter du mois à venir puisque nous sommes indépendants. Faute de quoi régime mini en attendant négo. Par ailleurs, l'AICP étant constituée et ayant des membres, je lui propose d'utiliser le site infolocale.fr pour publier par exemple dans toutes les éditions de ce journal le plus vendu de l'Ouest l'information de son existence et ses coordonnées. Cela pourrait faire avancer le recensement des clp et la possibilité de faire action commune. Légalement, la charte de publication ne peut le refuser tant qu'il y a un contact et une asso derrière. Deux brèches possibles pour faire couler l'eau vers notre moulin? ;-)
Ecrit par : maldonne | 18.06.2008
Aujourd'hui environ 70 mails de correspondants. Continuons l'effort.
Ecrit par : maldonne | 20.06.2008
Bravo pour votre action et surtout pour ce lieu d'expression et d'info. J'adhère à la démarche de "maldonne" et suis avec "lui". Il faut effectivement que nous apprenons à nous connaitre et que nous arrivions à échanger et surtout à coordonner des actions. Je suis d'accord avec celui qui dit que le courrier à FRH ne servira à rien. Le seul moyen d'agir c'est de mettre en place des actions concertées, du type : ne rien donner un ou deux jours, tous ensemble et cela sans prévenir. On fait le mort, donc, rien dans le journal le lendemain. Puis on reprend, comme si de rien n'était. Je pense que c'est le seul moyen de montrer que l'on existe. Bien à vous et bon courage.
Ecrit par : La plume56 | 20.06.2008
Moi, en tant que patron, après une action comme celles décrites ci-dessus, je vire à tour de bras, sans préavis puisque je ne suis pas obligé.
En revanche, en tant que CLP, si je suis viré sans préavis, la justice m'a réservé quelques droits:
1/ Ma fonction tombe t'elle vraiment sous la définition du CLP ?
2/ Suis-je soumis ou non à un lien de subordination ? (planning à tenir, directives, horaires etc...)
3/ Mes photos sont-elles signées ?
4/ Mes conditions de travail sont-elles satisfaisantes? ( Intimidation, sabotage, harcèlement, disgrâce, , etc...)
4 questions pour 4 recours possibles devant les prud'hommes ou même un tribunal correctionnel.
5/ Avec le salaire perçu dans ce journal, j'aurai droit à l'aise juridictionnelle totale.
Attaquez sans préavis, c'est la seule manière de voir changer les choses un jour.
Ecrit par : Pulitzer | 20.06.2008
Les remarques de Pulitzer sont judicieuses, sauf que l'on ne touche pas de salaire!!! Qui, parmi les CLP, a les moyens d'engager une procédure judiciaire et devant quelle juridiction? N'étant pas salariés, les prudhommes sont normalement incompétants, même si une affaire y est passée au sujet de O.F. justement, mais avec quelles conséquences? Quant aux autres possibilités, bonjour les frais et les délais! Les contacts avec les représentants du journal étant inexistants, actuellement, il ne reste guère d'autres solutions que de "trainer la patte", pour montrer que l'on existe, que sans notre apport, le journal n'a aucun contact avec les petites communes, qui représentent une bonne part des pages du journal. Il n efaut pas être soumis. Mais cela nécessite une bonne coordination des CLP, une réelle motivation pour faire bloc, dans l'intérèt de tous. A moins que quelqu'un a d'autres idées?
Ecrit par : La plume56 | 23.06.2008
L'idée, c'est de faire reconnaitre l'absence illégitime d'un contrat de travail. Pour ça, il faut prouver l'existence d'un lien de subordination. ( Relire ci-dessus). La juridiction compétente étant les prud'hommes évidemment.
La dernière affaire contre le Maine-Libre à été gagnée par le CLP. Mais si tu n'as ni le temps ni l'argent...
une autre solution consisterai à vous déclaré fiscalement en "réel simplifié", çad, déclarer tout vos frais annuels de repas, essence, matériel, internet et téléphone, etc... ce qui donne lieu à des abattements conséquents auprès des impôts couvrant souvent les montants URSSAF. Renseignez-vous.
Ecrit par : pullitzer | 24.06.2008
Bjour, l'an dernier au journal liberté nous n'avons pas donné d'articles pour deux éditions de suite. Je peux vous dire qu'ils faisaient la gueule et ce sont eux qui sont venus nous contacter. Entre temps ils avaient envoyé des journaleux sur nos secteurs pour sortir une édition digne de ce nom. Mais ne vous leurrez pas, vous n'aurez aucun soutien des journalistes en postes. Le mieux est certes de ne pas donner d'articles mais il faut vous concerter avec les clp de vos secteurs. pour avoir la liste de vos camarades ce n'est pas bien difficle, donner un coup de fil à vos rédac, faites vous passer pour une association en demande d'article. quant à l'urssaf, la cipav est consort ils vous tomberont dessus sans hésiter avec huissier à la clef. J'l'ai eu à mes basques ! au niveau de l'action ne perdez pas trop votre temps en discutailleries inutiles et méfiez vous de ceux qui sont mitigés quant aux moyens d'actions. Ils seront les premiers à vous balancer comme ce fut le cas pour notre mouvement qui a duré près de trois semaines. Et puis chaque clp n'est pas logé à la même enseigne : chômeur, retraité, étudiant... quant à ceux qui pensent intégrer un journal par ce biais et bien il peuvent toujours tirer des plans sur la comète ! Manifestez devant vos rédact et mailez à vos associations. En outre je peux relayer l'infos vers divers soutien en bretagne notamment. Faut vous dire que les anarchistes seront tj de votre côté pour vous soutenir sans même vous connaître !
Ecrit par : ben l'peinard | 24.06.2008
Merci de vos réactions à notre propos et des conseils toujours utiles. J'avoue qu'être dans le colimateur m'est à ce jour totalement indifférent et ne change en rien ma décision de poursuivre sans relâche la guerre contre ce statut. Effectivement, tous les clp ne se manifestent pas, soit par absence de prise de conscience, soit par manque de motivation à combattre plutôt qu'à gratter encore un peu même si des miettes.
Il n'y a pas un jour où je ne constate la mauvaise fois et les procédés de fuite de notre hiérarchie mais en même temps j'apprends quelques techniques de communication pour débouter les réclamants. Ca peut toujours être utile. Certains comme moi sont aux prises avec des manoeuvres d'intimidation directes, histoire de leur mettre le cul entre deux chaises car comme il transpire de nombre de témoignages, la plupart des clp aiment vraiment cette activité. Alors la perdre pour trouver quoi d'autre, ils hésitent. Il est vrai qu'il est possible de recenser les clp, par les mairies par exemple mais il faut que des relais s'activent pour y consacrer un peu de temps. Seul, c'est trop lourd. Alors...
Ecrit par : maldonne | 25.06.2008
Réponse à Pulitzer : question lien de subordination avec le journal, que dale ! En effet, on nous invite à aller à un rendez-vous, par téléphone, jamais par mail ! On n'est jamais obligé, c'est toujours " si cela ne te dérange pas", ou " si tu es en forme" bref, que dire à cela. Nous on veut travailler, aligner les piges, alors on dit "pas de problème". Jamais de harcèlement, tout ce fait dans la bonne humeur ou presque...Allez raller après ça ! Ce qu'on gagne, ils (les journalistes) le trouve minable certes, mais ils se sentent impuissants et nous encouragent à protester, à faire grève, mais pas le jour où ils sont seuls à la rédac, débordés. Et nous on continue à se faire avoir...le sourire aux lèvres, naïvement, bêtement, parce qu'on aime ce "métier". Et ceux qui ont réussi devant les prudhommes, n'ont plus eu de travail après ! alors...
Ecrit par : lulli | 28.06.2008
Si on "t'invite à aller à un RDV" c'est une directive. Ca constitue un lien de subordination sachant que si tu refuses on cesse de t'appeler. Ca s'appelle une pression. Pas de preuve évidemment puisque c'est par téléphone mais des témoignages certainement puisque c'est la pratique du métier.
Pour moi ça s'est passé de la façon suivante.
Au début j'avais la cote sur tous les sujets et puis moins. Ils ont commencés à ne plus laisser de messages sur mon répondeur afin que je les rappelle comme d'habitude.Si je ne décrochais pas tout de suite, le sujet passait à un autre. Puis le nombre de sonneries s'est réduit, pas le nombre de coup de téléphone, le nombre de sonneries! Ils n'attendaient bientôt plus le répondeur. Puis ils ont pretextés que je ne répondais pas à leurs appels pour passer la main à un autre corres.
Je m'étais fixé le Lundi comme jour de congé. Je raccrochais le téléphone ce jour là; Ca leur déplaisais souverainement alors ils m'appelaient surtout ce jour là.
Des témoignages comme celui-là j'en ai des wagons, qui mis bout à bout ne constituent pas seulemnt un train, mais un harcèlement en règle que je m'applique à faire valoir devant le tribunal.
Ecrit par : Pullitzer | 30.06.2008
Tiens nous au courant
Dans mon secteur, nous avons été 4 à faire la grève lundi 30. Pff!
Ecrit par : maldonne | 04.07.2008
Maldonne,
Vous évoquez des "manoeuvres d'intimidation directes", pouvez-vous nous en dire plus?
Ecrit par : CSRAMP | 10.07.2008
Bonsoir CSRAMP, un peu tardivement je réponds. Tout d'abord, mes articles ont été bricolés de manière sournoise pour susciter des réactions négatives sur le terrain. Difficilement prouvable mais jusqu'à ce que je leur casse les pieds pour rester polie,ça n'était pas le cas. Trop content qu'un correspondant prenne son boulot à coeur comme un journaliste salarié. Mais plus clairement, on m'a répondu que si je n'étais pas contente je n'avais qu'à démissionner, qu'ils avaient quelqu'un prêt à prendre ma place. Ce à quoi j'ai répondu que pour démissionner, il faut être salarié. Et puis surtout, malgré que j'ai apporté la preuve du non paiement de certains articles à hauteur de leur état de publication, je n'ai pas été payée pour autant. Par contre le 30 juin, je n'ai envoyé aucun article et personne n'a osé m'appeler. Mais un autre clp n'avait pas suivi aussi avaient-ils tout de même deux articles pour faire une demie page au lieu d'une. OF n'en est pas à son coup d'essai dans l'art de débouter les revendications, semble-t-il.
Ecrit par : maldonne | 23.07.2008
Maldonne,
Peux-tu publier l'article "corrigé" dont tu parles?
As-tu d'autres exemples de manoeuvres de ce type?
Depuis combien de temps travailles-tu pour ce journal et dans quel département?
Merci de ta réponse
CSRAMP
Ecrit par : CSRAMP | 25.07.2008
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